Notre vision du design

FORTEMENT ANCRÉ DANS NOTRE PASSÉ INDUSTRIEL, LE DESIGN A SU ÉVOLUER ET S’ADAPTER AUX TRANSFORMATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES ET ÉCOLOGIQUES QUE NOUS TRAVERSONS. LE DESIGNER D’AUJOURD’HUI NE PENSE PLUS SEULEMENT LA FORME ET LE SENS DE L’OBJET, IL SAIT DÉFINIR LES SERVICES ANNEXES, LA STRATÉGIE DE MARQUE ET ENROBER LE TOUT DUNE COHÉRENCE EXPÉRIENTIELLE GLOBALE.

Cette capacité à appréhender des problématiques complexes est aujourd’hui plus que jamais convoitée par les entreprises, les écoles de commerce et d’ingénieurs.

Bien évidemment, ce changement de modèle a également impacté les cursus de formation en design, justifiant un allongement des études vers un niveau bac+5.

Il y a 25 ans, l’Ecole Internationale de Design de Toulon (EID) voyait le jour au sein d’un campus regroupant également une école de business (établissements qui ont ensuite fusionné pour devenir Kedge Business School en 2013).

Ces liens et ces expérimentations pédagogiques transverses entre design et business donnent à notre Ecole une spécificité unique en France. En définitive, cette porosité et cette proximité entre les 2 domaines, permettent à nos programmes d’être en totale adéquation avec les évolutions du métier.

Nos enseignements, basés sur l’apprentissage des fondamentaux du design, se veulent être aussi en perpétuelle évolution. Cette démarche est rendue possible par nos échanges avec les entreprises partenaires, le travail des chercheurs et par notre implication dans les différents réseaux académiques.

Le cursus est organisé en trois phases bien distinctes : Make Think Act

Le designer, expert de la création au service de l’humain

Témoignage d'Aymeric Alandry, Directeur du programme de KDS

Pour vous, quelle est la place du designer aujourd’hui dans une entreprise ?

Aujourd’hui encore, certaines formations ont tendance à cloisonner les métiers du design par le biais de formations spécialisées. Nous avons les designers graphiques, les designers produits et les designers d’espace. Ce cloisonnement interne défini des profils imperméables très pointues mais qui peinent souvent à évoluer à des postes stratégiques de l’entreprise. Or, le design a toujours été stratégique mais l’industrie commence tout juste à le comprendre. Nos designers doivent être capables de prendre du recul, d’avoir une vision globale et surtout d’avoir le courage de se positionner à ce niveau. Un designer peut changer le monde, il suffit juste qu’il en ait conscience !

Comment avez-vous pensé le nouveau programme de Kedge Design School ?

C’est avec cette idée en tête que j’ai pris la direction de l’Ecole Kedge Design School en Janvier 2016. Afin de favoriser cette prise de conscience, nous avons segmenté le nouveau programme en 3 phases : Making par la maitrise de la matière, Thinking par l’application de la démarche du designer au service et enfin Acting avec l’intégration d’un parcours entrepreneurial au sein de la pédagogie.

En vue de toutes les évolutions du métier, quelle est votre vision future du design ?

Personnellement, je pense que nous sommes à l’aube d’une véritable révolution dans nos manières de consommer et de produire. Nous vivons aujourd’hui dans une économie de service qui est déjà révolutionnée par la désintermédiation que permet internet. Airbnb, Blablacar, Uber …

Tous ces exemples sont des épiphénomènes annonçant à mon avis des changements majeurs. De même, en ce qui concerne le secteur secondaire, nous vivons certes dans un pays désindustrialisé mais nous voyons poindre une véritable réappropriation du « faire » par la population. Le marché grandissant du DIY, l’apparition de fablabs, la démocratisation de la fabrication numérique ne sont que quelques exemples qui me font penser que l’Homo Faber décrit par Bergson est en train de revenir… et le designer l’incarne parfaitement.

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